L’affiche noire

Pour sa journée « antiraciste », LFI a diffusé une affiche représentant Cyril Hanouna sous les traits du Juif Süss. Le président d’Avocats sans frontières remarque qu’en la matière, la formation de Jean-Luc Mélenchon n’en est pas à son coup d’essai... L’article L’affiche noire est apparu en premier sur Causeur.

Avr 2, 2025 - 12:41
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L’affiche noire

Pour sa journée « antiraciste », LFI a diffusé une affiche représentant Cyril Hanouna sous les traits du Juif Süss. Le président d’Avocats sans frontières remarque qu’en la matière, la formation de Jean-Luc Mélenchon n’en est pas à son coup d’essai.


Semaine noire pour le Parti antisémite rouge. Cette fois-ci Mélenchon est carbonisé. Ce qui me fait plaisir, c’est que c’est quelque part injuste. Ma méchanceté naturelle pour les méchants exulte. Ce n’est pas moi, c’est le Talmud qui dit que celui qui donne sa pitié au méchant fait tort au juste. J’ai beau ne pas être un grand talmudiste, pas de pitié pour Méchanlon !

Le parti des scandales

Je m’explique, lecteur impatient : l’affiche antisémite avec Hanouna représenté en Juif Süss était certes immonde, mais ils avaient fait tellement pire, les Insoumis. Entre Hassan Rima célébrant le Hamas tueur d’enfants et David Guiraud affirmant que « le bébé dans le four ça a été fait par Israël », plus toutes les cochonneries des Soudais, Delogu et autres Portes, l’affiche est une peccadille. Et le Mélenchon, il a bien raison de s’énerver. Il était passé entre toutes les gouttes sans trop dégoûter.

Il avait célébré Corbyn, qui célébrait un chef du Hamas devant sa tombe à Tunis. Et lorsque Corbyn est tombé, il a mis sa chute sur le dos du grand rabbin d’Angleterre. Et encore mieux ou plutôt pire que tout, Mélenchon a repris à son compte le mythe du peuple juif déicide. Personne, même les pires fanatiques, n’avait repris cette thématique assassine depuis 1962 et Vatican II. Eh bien lui, le copain du camarade Chavez – qui, en bon Latin, aimait bien ce refrain – l’a entonné sur BFM TV sans se gêner. Au journaliste qui lui demandait si, en cas de violences urbaines, les policiers devaient rester cois comme le Christ sur la croix, notre homme de foi laïque répondit, sans rapport aucun avec le sujet : « Je ne sais si Jésus est mort sur la Croix mais je sais qui l’y a mis, ce sont ses compatriotes. »

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L’auteur de ces lignes, à Gournay-en-Bray (Seine-Maritime), se le voyait encore reprocher enfant par les petits catholiques. Et son institutrice, Madame Corube, qui avait fini par confesser à ses parents qu’elle était juive, enfant, était accompagnée devant le calvaire tous les vendredis, dans le village de la France non occupée qu’elle habitait sous Vichy, où on la déshabillait et la fouettait pour la punir de la mort du Christ.

La vie est injuste

Remarquez, je ne veux pas défendre Méchanlon, mais c’est tout de même cohérent : les juifs ont commis un génocide à l’endroit même où il y a deux mille ans ils commettaient la Crucifixion. Tout est rond.

Alors vous pensez, quand on est passé à travers les gouttes pour ces énormités, être voué aux gémonies pour une toute petite affiche, c’est tout de même injustifié. Bien sûr, ça tombait mal dans le cadre d’une manif antiraciste… Mais elle était contre l’extrême droite ! On pouvait compter sur le soutien des socialistes, qui sont obligés de compter les électeurs qui leur restent.

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Et voilà que le lendemain dimanche, un jeune antiraciste qui se croit palestinien s’en prend à un rabbin ! Il ne pouvait pas attendre lundi pour recommencer son turbin ? On ne sait plus à qui se fier.

La vie est injuste. Vive la vie. Lehaïm !

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